Louer une voiture pour explorer les Balkans représente la meilleure option pour voyager librement, mais les règles de conduite diffèrent parfois de celles que vous connaissez en France. Certaines spécificités locales méritent votre attention pour rouler sereinement entre la Croatie, la Bosnie-Herzégovine et le Monténégro.
Les particularités du code de la route dans les pays balkaniques
La limitation de vitesse varie selon les pays traversés. Exemple :
- En Croatie, vous pouvez rouler à 130 km/h sur autoroute, 90 km/h sur route et 50 km/h en ville.
- Le Monténégro applique les mêmes limites,
- mais attention en Bosnie-Herzégovine où l’autoroute se limite à 120 km/h.
Les radars fixes restent assez rares, par contre les contrôles de police se multiplient, surtout à l’approche des frontières.
L’allumage des feux de croisement reste obligatoire jour et nuit dans ces trois pays, quelle que soit la météo. Cette règle surprend souvent les voyageurs français habitués à rouler feux éteints en journée. Un oubli peut vous valoir une amende salée lors d’un contrôle. Vérifiez également que votre véhicule de location dispose d’un triangle de signalisation et d’une trousse de secours, éléments obligatoires dans le coffre.
La tolérance zéro s’applique concernant l’alcool au volant en Croatie et en Bosnie. Au Monténégro, le taux autorisé grimpe légèrement à 0,3 g/L, mais mieux vaut s’abstenir complètement. Les sanctions peuvent être lourdes, allant de fortes amendes à la confiscation du permis. Gardez cette règle en tête lors des dégustations de vins locaux ou de rakija, l’eau-de-vie régionale.
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Quid de l’état réel des routes entre Split et Sarajevo ?
Les grands axes reliant les villes principales affichent un revêtement correct, comparable aux routes françaises. L’autoroute croate entre Split et Dubrovnik se révèle même excellente, bien que payante sur certains tronçons. Les paysages spectaculaires compensent largement le coût des péages, plutôt modestes comparés aux tarifs français.
La situation change dès que vous quittez les voies principales. Les routes secondaires, notamment en Bosnie-Herzégovine, présentent parfois des nids-de-poule et un marquage au sol effacé. La montée vers certains villages peut réserver des surprises avec des virages serrés et des bas-côtés inexistants. Une citadine compacte passera partout sans souci, inutile de louer un 4×4 sauf si vous prévoyez vraiment de sortir des sentiers battus.
La route côtière monténégrine entre Herceg Novi et Kotor mérite une mention spéciale. Les lacets succèdent aux lacets avec des à-pics vertigineux. Les paysages coupent le souffle mais restez concentré sur la conduite. Roulez tôt le matin pour éviter les cars de touristes qui compliquent les dépassements. Prévoyez 30 minutes de plus que ce qu’indique le GPS pour ce tronçon particulièrement sinueux.
Qu’en est-il du stationnement et zones piétonnes dans les vieilles villes des Balkans ?
Les centres historiques de Dubrovnik, Mostar ou Kotor interdisent totalement la circulation automobile. Vous devrez garer votre véhicule dans des parkings payants situés en périphérie. À Dubrovnik, comptez 3-4€ de l’heure, ce qui peut vite monter si vous passez la journée. Les parkings de Kotor affichent des tarifs plus doux, autour de 1,50€ l’heure.

Certains hébergements proposent des places de stationnement privées, option à privilégier absolument pour dormir tranquille. Le stationnement sauvage expose à des amendes ou pire, au remorquage de votre véhicule de location. Dans les petites villes comme Perast au Monténégro, vous trouverez parfois des espaces gratuits en bord de route, mais ils se remplissent vite en haute saison.
Comment gérer les passages de frontières aux Balkans avec un véhicule de location ?
Prévenez systématiquement votre loueur que vous comptez sortir de Croatie. La plupart des agences autorisent les franchissements vers la Bosnie et le Monténégro moyennant un supplément journalier de 5 à 15€. Sans cette autorisation écrite, votre assurance ne fonctionnera pas en cas d’accident hors de Croatie. Certaines compagnies interdisent carrément de passer en Albanie avec leurs véhicules.
Aux postes-frontières, les douaniers vérifient vos papiers d’identité, le permis de conduire et la carte grise du véhicule. Gardez tous ces documents accessibles dans la boîte à gants. Les contrôles se passent généralement bien, les agents connaissent la routine avec les touristes en voiture de location. Si on vous demande où vous allez, répondez simplement le nom de votre prochaine étape.
Prévoyez toujours de la monnaie locale ou des euros pour les péages et parkings. Les stations-service acceptent les cartes bancaires sans problème dans les trois pays. Le carburant coûte légèrement moins cher qu’en France, surtout en Bosnie où vous ferez le plein pour économiser quelques euros. Gardez un œil sur votre jauge, les stations se raréfient sur certains tronçons montagneux.
Parlons du téléphone au volant et autres infractions courantes aux Balkans
L’utilisation du téléphone portable sans kit mains-libres reste interdite partout. Cette infraction figure parmi les plus verbalisées lors des contrôles routiers. Installez un support pour smartphone sur le tableau de bord si vous utilisez votre téléphone comme GPS. Les amendes varient de 40 à 100€ selon les pays, payables immédiatement en espèces.
Le non-respect des passages piétons constitue une autre infraction prise très au sérieux, particulièrement en Croatie. Les piétons ont systématiquement la priorité, même s’ils traversent en dehors des clous. Ralentissez toujours à l’approche d’un passage et laissez les gens traverser tranquillement. Cette courtoisie au volant fait partie de la culture locale et les policiers sanctionnent les conducteurs pressés.

