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D’une rare beauté, il n’y a pas que les touristes qui s’émerveillent sur cette route. Le caractère sauvage et luxuriant du parcours force l’admiration de tout un chacun. On y rencontre des fleurs de nombreuses espèces, des arbres géants qui laissent s’échapper d’immenses lianes, des oiseaux mystérieux, des ravines, des rivières et bien sûr, beaucoup de virages. Pendant 29 km, on est littéralement au cœur de la nature martiniquaise : magistrale, humide et mystérieuse. Seuls les plus courageux feront le chemin de nuit…

 

Pourquoi la route de la Trace s’appelle-t-elle ainsi ?

 

De quelle trace parle-t-on exactement ? Alors il y a deux versions. La plus simple consiste à dire que la route de la Trace s’appelle ainsi car… elle a été tracée, tout simplement ! Eh oui, les Jésuites du 18ème siècle se sont heurtés aux pitons du Carbet en voulant se rendre de Fort de France jusqu’à Ajoupa Bouillon. Ils ont donc tracé un chemin, en pleine forêt tropicale, qui servirait de route pour relier les deux communes. Grand bien leur a pris puisque c’est un réel bonheur de parcourir ces 40km de végétation foisonnante et splendide, arborés de nombreux sites à ne pas manquer ! Pour être totalement précis, on dénomme « route de la Trace » uniquement la première partie du chemin, c’est à dire jusqu’à la commune du Morne Rouge, soit 29km. La deuxième version, plus plausible, accorde l’origine de son nom aux sentiers qui débutaient à proximité. Le plus connu étant celui de la Trace des Jésuites.

 

A quoi mène exactement cette route ?

 

Lorsqu’on emprunte la route de la Trace, il ne faut pas obligatoirement avoir un but précis… Si l’on veut tout simplement flâner au grès des virages, c’est possible aussi. Pour ceux en tout cas qui utiliseraient cette route pour se rendre quelque part, voici une présentation succincte des lieux où elle mène. D’abord, les environs de Balata. A quelques minutes en voiture de Fort de France, on aperçoit sur la droite une église des plus surprenantes. Perchée au milieu de la flore tropicale, elle arbore une fière architecture romaine qui offre un point de vu magique sur Fort de France. Cette église est en effet une réplique de la basilique du Sacré-cœur parisienne.

 

Ensuite vient le jardin, le fameux ! Celui où les 300 espèces de palmier se côtoient. Où se trouve une collection unique de broméliacées, plantes aux fleurs géantes d’Amérique centrale et du Sud. Où l’on peut admirer un figuier étrangleur, des pandanus panachés et autres noms farfelus. La liste est longue, tant Jean-Philippe Thoze s’est appliqué pendant 30 années, à créer ce lieu d’exception au service du patrimoine mondial et pour le plaisir de nos yeux. Il y a aussi la balade sur la cime des arbres, les colibris, la maison créole de la grand-mère du paysagiste enchanteur. Bref, une visite à réaliser absolument.

 

Juste après Balata, on arrive sur le début d’un chantier pédestre qui part de la source thermale d’Absalon. C’est un superbe site pour faire du canyoning… ou du pique nique selon la faim. Des tables sont également aménagées au bord de la rivière de l’Alma, que l’on retrouve quelques kilomètres plus loin en direction du Morne Rouge, si la faim peut attendre. On peut aussi remonter la rivière blanche sur 3km et ainsi accéder à plusieurs bassins. Une autre option de baignade se trouve à la cascade du Saut Gendarme. Quelques marches sont à gravir pour y accéder mais rien de compliqué. Ça en vaut largement la peine, en atteste la présence de nombreux locaux le weekend. On peut ensuite accéder à d’autres bassins et cascades plus haut mais ça demande beaucoup plus d’effort, pour ne pas dire une condition physique béton !

 

Les festivités continuent avec Fonds Saint Denis et ses vieilles demeures. Une forte authenticité se dégage au fur et à mesure que l’on traverse la commune. De là, on peut rejoindre Saint Pierre ou le Carbet si l’on veut un peu d’animation. Villes à la fois touristiques et balnéaires, on y trouve différentes options de restauration, les vestiges d’une histoire poignante et une population plus importante. Les plages du Carbet sont par exemple le théâtre de beach party nocturnes régulières où se mélangent martiniquais et touristes.

 

Aurions nous omis de parler de la jungle ? Dans le même esprit que le jardin de Balata, il y a le Domaine d’émeraude. Quoiqu’un peu plus sauvage, il reste un endroit idéal pour se balader en famille et découvrir à son rythme les trésors de la forêt tropicale martiniquaise. Ce parc de 22 hectares offre une variété d’espèces végétales immense, plus d’une centaine pour être précis. On y trouve même un espace muséographique où des activités ludiques sont proposées pour découvrir l’histoire de l’île, sa faune et sa flore. 4km de sentier de promenades ont été aménagés pour petits et grands. Ou comment s’instruire en toute quiétude pendant 15, 30 ou 60min, selon ses envies.

 

Toujours à Morne Rouge, la plantation Beauvallon permet également de s’engouffrer encore un peu plus dans cette nature exceptionnelle. On y accède après être passé, ou avant selon le sens, par le tunnel de deux choux, qui relie Fort de France à Morne Rouge. Cette somptueuse épopée sur la route de la Trace emmène donc à bien des lieux, tous plus renversants les uns que les autres. En d’autres termes, cette route est clairement incontournable en Martinique ! Prévoir de l’eau, de l’essence et de bonnes chaussures. Frissons garantis !

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