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Un mois après, qu’en est-il de la situation sur l’île ? La Guadeloupe a t-elle réussi à soigner ses plaies ? Bilan d’un début d’année scolaire, fort mouvementé !

 

Maria, Irma, ces noms ont traumatisé les Caraïbes.

Porto-Rico, Saint-Martin, Martinique, Guadeloupe, ces quelques îles n’ont pas échappé à la colère de mère nature, et un mois après les traces de leurs passages sont encore présentes. Pour la Guadeloupe, Maria fut la plus redoutable. Un bilan humain minime comparé aux dégâts matériels élevés aux alentours de 100 millions d’euros. Des foyers privés d’électricités, d’eau et/ou de moyens de communication, des routes barrées, des écoles fermées…

À l’heure actuelle, la Guadeloupe se remet progressivement de ce traumatisme. Le 25 Septembre, nombreux écoliers reprirent le chemin de l’école. Pour d’autres l’attente est encore présente, les dégâts étant bien trop importants pour assurer la sécurité des élèves

 

Nettoyage et travaux de réparations font partis des priorités de l’île.

La RD 23 (route de la Traversée), pour des raisons de sécurité et d’évacuation des déchets verts, se voit fermée de 8h à 16h jusqu’au 13 Octobre. La RD 6 (départementale très empruntée par les automobilistes, les joggeurs et sportifs), est en plein travaux de réparation, de reprises de la chaussée et des accotements. Fort heureusement, les maires de Vieux-Fort et de Gourbeyre, mais aussi la députée Hélène Vainqueur-Christophe veilleront au bon déroulement des travaux. D’ici la fin du mois, la départementale 6 sera opérationnelle…nous espérons.

 

Les actions du passé deviennent les problèmes d’aujourd’hui…

Plusieurs zones de l’île, dont les Abymes, se sont retrouvées sous l’eau, après le passage de l’ouragan. Une situation qui a remis un problème au goût du jour : les nombreuses zones inondables de la ville.

Quoi faire ?

Selon la journaliste Annick Fabrice, il est grand temps de « réparer les grosses bêtises du passé », « on a construit et aménagé sans tenir compte du chemin naturel des eaux…et nous nous étonnons que la nature reprenne, de temps en temps, ses droits…». Ouvrages hydrauliques, création de bassins, nettoyage de canaux, etc. Des solutions techniques existent, mais encore faut-il qu’elles soient faisables, aux normes et acceptées par tous.

 

La banane mise à terre…l’exportation ne sourit plus.

100% de la filière banane de Guadeloupe fut détruite. Des hectares d’arbres sont couchés, rasés ou arrachés. Secteur vital pour l’île en terme d’économie, la production de banane se voit paralysée…Une bien mauvaise nouvelle pour les producteurs, qui espèrent un retour sur le marché durant l’été 2018.

Vu comme une catastrophe naturelle par le gouvernement, les producteurs recevront des aides européennes, essentielles pour réinvestir. Les salariés toucheront, quant à eux, le chômage technique.

 

Faune, Flore…le bilan ?

Grandement impactées par l’ouragan, la faune et la flore guadeloupéenne se sont remises progressivement de leurs séquelles. Les politiques du pays ont pris des mesures rapides, pour veiller à la sécurité de leurs habitants et aider la nature à reprendre le dessus.

  • Véritable passion pour certains, l’exercice de la chasse a été suspendu jusqu’au 17 Octobre 2017. Un premier arrêté avait pris effet du jeudi 28 Septembre au 7 Octobre 2017, mais au vu des impacts significatifs sur la faune et ses habitats, celui-ci fût prolongé par le préfet. De même que les sorties en milieu forestier sont déconseillées, la plupart des sites restant très dangereux (glissement de terrain et chutes d’arbres).
  • Un grand nettoyage a débuté sur les diverses plages de l’île. Adieu débris en tout genre, les communes prennent soin de leurs trésors et des démarches de préservation du littoral seront à l’ordre du jour sur certaines plages (la plage du bourg de Sainte-Anne, par exemple).

 

Mais que faire de tous ces déchets verts ?

Actuellement, et pour une période d’une à deux semaines, il est possible de découvrir un espace de stockage de déchets verts à Blachon.

Pourquoi ce site provisoire ? L’afflux exceptionnel d’encombrants végétaux, ne permet pas aux services compétents de les régler rapidement. Ces déchets sont en attente d’acheminement vers une zone de traitement.

 

Une population particulièrement touchée…

À la fin du mois de septembre, 3000 habitants étaient privés d’électricité. Un nombre qui décroit, grâce aux services EDF, qui souhaitent réalimenter rapidement la population, malgré des situations géographiques complexes (zones boisées, difficiles d’accès).

Malheureusement, pour d’autres, ce n’est pas qu’un problème d’électricité à régler. Beaucoup d’habitants ont tous perdu et devront trouver une solution avec leur assurance en déclarant, jusqu’au 30 Octobre 2017, les dégâts causés par l’ouragan Maria.

 

Et le tourisme dans tout ça ?

Les réservations sont en baisse…Avec les catastrophes naturelles qui ont sillonné les Caraïbes, la confusion est énorme chez les touristes. Nombreux pensent que la Guadeloupe est devenue une zone d’après-guerre, et pourtant « nous sommes prêts à accueillir nos touristes comme nous l’avons toujours fait. » souligne Louis MOLINIÉ, président délégué de la CTIG.

En effet, les images diffusées en boucle concernant l’état critique de Saint-Martin ont eu un effet dévastateur sur la popularité des îles françaises. Rétablir la vérité et rassurer les gens, voilà ce qu’il faut faire, confièrent Ary CHALUS (président de la région guadeloupe) et Willy ROZIER (directeur du comité du tourisme).

 

N’en déplaisent aux mauvaises langues, Maria ne freinera pas les amoureux du paradis. Dès le 15 décembre (date officielle du début de la saison touristique), les touristes seront attendus de pied ferme et les professionnels du secteur s’attendent à avoir une belle saison.

 

En conclusion…

Routes fracturées, montée des eaux…L’ouragan a également laissé sa trace sur les nombreuses structures et infrastructures de l’île. Toitures arrachées (152 toitures à Vieux-Fort et Trois-Rivières prirent le large), terrasses de restaurants emportées ou dévastées par le fracas des bateaux (on repense à la vingtaine de restaurant longeant le littoral du bourg sur le boulevard des Poissonniers), poteaux menaçant de s’écrouler, arbres déracinés, plages transformées, poussières, bâtiments endommagés…Même les abribus n’ont pas tenu le coup.

Un bilan énorme, qui a laissé un goût amer auprès de la population.

Malgré tout, les habitants ne perdent pas espoir et un élan de solidarité s’est ressenti à travers les communes. La population s’entraide, se soutient et décide d’aller de l’avant, tous ensemble ! Remettre sur pied l’île et repartir de plus belle, voilà les objectifs de ce petit bout de terre des Caraïbes.

 

 

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